Photographie et reportages par Valerian Mazataud photographe et journaliste/Photography and reportages by Valerian Mazataud photographer and journalist in Montreal, Quebec, Canada
© Valerian Mazataud – septembre 2013
Par Valerian Mazataud, Photojournaliste, Montreal
vendredi 9 juillet 2010, par
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La mer morte cumule de nombreux records. C’est le point le plus bas de la terre, le plus ensoleillée, et l’eau la plus salée (dix fois plus que l’Atlantique). Contrairement à ce que son nom laisse entendre, elle abrite sur ses rives de nombreux écosystèmes très rares, ainsi qu’une histoire vieille de plusieurs millénaires. Aujourd’hui pourtant, elle pourrait devenir la nouvelle mer d’Aral. Son niveau s’abaisse d’un mètre chaque année, et elle pourrait disparaître dans les prochaines décennies.
Ein Feshkha, Israel. En 1923, l’eau affleurait au niveau des rochers, le service géologique britannique avait alors peint une marque en bateau, qui se trouve aujourd’hui à plusieurs mètres au dessus de la route. On aperçoit la mer, presque un km plus loin et 25 mètres plus bas, derrière une longue plage de boue salée. Selon l’ONG Les amis de la Terre, la principale cause de l’assèchement de la mer est la surexploitation du fleuve Jourdain, son principal affluent, pour les productions agricoles des Etats riverains, Israel, Jordanie, et Palestine. Le débit du fleuve est passé de 1,3 milliards de mètres cubes annuel en 1950, à 50 millions de mètres cubes en 2005.
Neot Hakikar, Israel. L’usine Dead Sea Works opère à la pointe sud de la mer morte, en créant des bassins d’évaporation destinés à extraire de la potasse, qui sera exportée dans le monde entier comme engrais. En raison de cette sédimentation artificielle, le niveau du bassin Sud de la mer augmente, alors que le bassin Nord décroit... Ainsi, les inondations menacent aujourd’hui les complexes touristiques installés au bord de la mer en Israel et en Jordanie, et remet en question la création de quelques 50.000 nouvelles chambres d’hôtel.
Ein Gedi, Israel. Des touristes flottent sur l’eau de la mer morte. Sur l’autre rive, la lune se lève en Jordanie. La Banque Mondiale étudie la possibilité de construire un gigantesque canal depuis la mer rouge, pour remplir la mer morte, une solution qui mettrait en péril le fragile équilibre des écosystèmes locaux. Les amis de la Terre, qui possèdent un bureau en Palestine, un autre en Israel, et un dernier en Jordanie, oeuvrent au rapprochement des trois gouvernements pour proposer des solutions alternatives, comme une meilleure gestion commune de l’eau du Jourdain, et la création d’une réserve de biosphère par l’UNESCO.
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