2012. Au commencement de mon projet, il y a une question toute simple : «Qu'avez-vous gardé de votre vie d'avant ?» Parfois, un objet, tantôt un geste, un souvenir. Un drapeau, un bracelet, un carnet, une médaille… Qu'emporteriez-vous si votre votre maison venait d'être bombardée ou pillée par des soldats ? Qu'emporteriez-vous si vous deviez fuir à travers la nuit et marcher des jours jusqu'à un camp de réfugiés ? De nous il ne reste plus personne s'attache à traduire la mémoire et la perte des réfugiés Syriens dans le Nord de la Jordanie. — At the beginning of the project was a simple question : «What did you keep from your previous life ?» Sometimes it was an object, sometimes a memory, other times a simple gesture. A flag, a wristband, a diary, a necklace… What would you bring along if your home was bombed or looted by soldiers ? What would you gather if you had to flee through the night and walk for days to a refugee camp ? In We are no more, I want to translate the memory and loss of Syrian refugees in North Jordan. Valérian Mazataud | Hans Lucas